Bien que sa domestication soit relativement récente, la perruche ondulée (Melopsittacus undulatus), originaire d’Australie, est le psittacidé le plus répandu dans les foyers. Elle plaît assurément par ses couleurs chatoyantes, mais aussi parce qu’elle s’apprivoise très facilement. Certaines d’entre elles peuvent même parvenir à prononcer quelques mots...

Les premiers couples de perruches ondulées ont été importés en Europe vers la moitié du XIXe siècle. Par la suite, l’élevage s’est intensifié, et la perruche ondulée a connu un rapide et fulgurant succès non seulement en Europe, mais aussi en Amérique.

 

 

Sa fiche d’identité

 

Poids et taille : 30 à 50 g, pour une taille de 17 à 19 cm.

Longévité : espérance de vie moyenne de 7 à 10 ans

Dimorphisme sexuel : le mâle possède des cires bleues, la femelle des cires marron (voir ci-dessous).

Reproduction : la maturité sexuelle est atteinte entre 6 et 12 mois. Les pontes comportent 4 à 8 œufs qui éclosent au bout de 18 jours. L’envol des jeunes a lieu 32 à 35 jours après l’éclosion.

 

 

Les couleurs

 

À l’état sauvage, la perruche ondulée possède un plumage vert avec un masque jaune et des ondulations noires sur fond blanc caractéristiques. Toutefois, depuis sa domestication, de nombreuses mutations de couleurs, de nuances et de dessins sont apparues. Actuellement, on connait plus de 1200 mutations, et seuls les spécialistes s’y retrouvent !

 

 

Mâle ou femelle ?

 

Pour distinguer les mâles des femelles, il faut observer la cire, renflement charnu situé à la base du bec. Le mâle a une cire de couleur bleue, tandis qu’elle est beige-brune chez la femelle. Cependant, la différence est moins flagrante chez les juvéniles, qui présentent une cire claire, rose-violacé ou bleu pâle quel que soit le sexe.

 

 

La perruche ondulée peut-elle vivre seule ?

 

À l’état sauvage, la perruche ondulée vit en colonies de dizaines, voire de centaines d’individus qui se déplacent toujours en groupe, la plupart du temps pour rechercher la nourriture. Il s’agit donc d’une espèce très fortement grégaire, pour laquelle les relations sociales sont très importantes. Les couples sont monogames. Par conséquent, mieux vaut ne pas laisser une perruche ondulée seule en captivité : l’idéal est d’adopter au moins deux perruches, soit couple, soit deux femelles (deux mâles auront tendance à se battre), soit au mieux plusieurs couples.

 

 

Son lieu de vie

 

Les perruches ont besoin de s’occuper et de beaucoup voler. Il leur faut donc un espace suffisant pour évoluer : au minimum 1 m3 par individu ou couple. S’il y a plusieurs couples, mieux vaut augmenter le volume disponible pour éviter les conflits territoriaux entre mâles, notamment en période de reproduction. La cage doit aussi être plus longue que haute, ces oiseaux évoluant plutôt horizontalement. Pour des perruches vivant en cage, on veillera à ouvrir régulièrement la porte pour leur permettre de se dégourdir les ailes. Pour celles vivant en volière, compter un minimum de 2m de hauteur et de longueur pour 6 à 8 oiseaux.

 

Où placer la cage ou la volière ?

À l’abri des courants d’air (pour éviter les affections respiratoires fréquentes chez les perruches), de l’humidité, de toute exposition directe au soleil. Ces oiseaux sont également sensibles aux produits volatils, comme les produits ménagers, le tabac, les solvants (peinture...), ainsi qu’aux substances émises par les ustensiles à revêtement antiadhésif (mortelles !). La cuisine est donc strictement interdite !

 

Comment l’aménager ?

Des perchoirs, de préférence en bois, seront installés aux deux extrémités de la cage pour favoriser le vol. Il est aussi possible d’utiliser des branches naturelles fraichement cueillies sur l’arbre (arbres fruitiers, bouleau, noisetier, bambou...). Des mangeoires et abreuvoirs classiques seront disposés en nombre suffisant dans différents espaces de la cage, pour éviter les compétitions. Une baignoire sera aussi installée, sans oublier des jouets divers en bois, papier, plastique, pour répondre aux besoins d’exploration des perruches.

 

 

Son régime

 

À l’état sauvage, les perruches ondulées mangent graines, graminées, jeunes pousses et bourgeons, feuilles et branchages divers.

En captivité, le menu de la perruche doit idéalement comporter un mélange de graines de bonne qualité, à base essentiellement d’alpiste (30 à 40 %) de millet (30 à 50 %) et autres (avoine, cardy, lin, panis...). À ces graines s’ajouteront de la verdure (herbes du jardin lavées et séchées, herbe à chat), des fruits et légumes (pomme, poire, melon, carotte, salade, concombre, endive, etc.), des graines germées, ainsi que de la pâtée d’élevage en période de reproduction.

On rajoutera un os de seiche, du grit pour favoriser la digestion, et un complément minéral et vitaminé. Comme friandise, on pourra proposer du millet en grappe, ou de temps à autre un pomme de pin.

Seront à bannir strictement les biscuits et friandises pour humains, le chocolat, les restes de table, les pommes de terre crues, les avocats, certaines plantes du jardin comme le chèvrefeuille, le thuya, le houx, le laurier rose, etc.), les plantes vertes d’intérieur...

 

 

Lui apprendre à parler ?

 

Avant toute chose, il est important de bien l’apprivoiser. Bien que vive, curieuse et très joueuse, la perruche est assez farouche, et il faut lui consacrer beaucoup de temps pour qu’elle devienne vraiment familière et vienne se percher sur l’épaule par exemple.

Plus l’oiseau sera proche de son maître, plus il sera incité à l’imiter, en sifflant ou en parlant. Pour obtenir la répétition d’airs ou de mots, il faudra donc multiplier les interactions, répéter souvent, et distribuer des friandises : ainsi la perruche tentera de reproduire ces séquences pour recréer le contact avec son maître. Les mâles sont meilleurs siffleurs et imitateurs en général.

Certains sujets peuvent posséder un vocabulaire de près de 500 mots !!! Mais sans aller jusque-là, les perruches restent des oiseaux d’excellente compagnie.

 

 

Dans une prochaine fiche, nous envisagerons les maladies et affections les plus courantes des perruches ondulées

 

 

Rédigé par : Isabelle Mennecier - Docteur Vétérinaire

31/07/2017